Larmes qui m'habitez, coulez!
Larmes qui m'habitez, coulez!
Larmes
qui m'habitez,
coulez!
sans tarir,
coulez!
n'ayez pitié
ni de mon état
ni de mon âge,
ne vous fiez
ni à l'heure
qu'il est
moins encore
au climat
qu'il fait,
coulez seulement
en moi!
larmes
de désespoir
larmes
de gratitude
larmes de l'amour
perdu,
coulez!
coulez
videz
courez !
coulez
jusqu'au pied
de sa tombe
arrosant
tendrement
le trajet
de MUKUBA
et KAMILIMBA
où il dort...
ne stagnez pas
dans ma poitrine
un jour,
vous risquez
d'inonder cette terre
plus petite
que mon cœur
plus récente
que mon âge
plus éphémère
que mon âme.
par la bouche,
sortez !
par le nez ,
coulez !
par mes yeux
videz
coulez
courez
sortez !
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