Torche
Que cette protestation brûle comme une torche – mais qu'elle n'embrase pas les maisons du peuple, qu'elle consume les ténèbres profondes où la vérité est sans cesse réduite au silence par la peur.
Que cette protestation brûle comme une torche –
mais qu'elle n'embrase pas les maisons du peuple,
qu'elle consume les ténèbres profondes
où la vérité est sans cesse réduite au silence par la peur.
La main qui a si longtemps dormi,
est aujourd'hui le feu –
non de vengeance,
mais de la vigilance.
Les rues sont chargées d'années d'humiliation,
de la poussière des promesses brisées,
de la colère accumulée des innocents.
Aujourd'hui, ils ne veulent plus pleurer,
aujourd'hui, ils veulent être entendus.
Cette ville le sait –
plus l'injustice est ancienne,
plus il devient nécessaire de s'y opposer.
Alors plus la nuit est sombre,
plus la lumière de la torche clame clairement :
Nous sommes là,
nous voyons,
nous ne sommes plus silencieux.
La voix qui était solitaire,
est maintenant le sifflement de la foule.
Dans les yeux qui avaient peur,
aujourd'hui brille une lueur d'aube.
Là où les têtes s'inclinaient,
aujourd'hui résonnent des pas —
fermes, unis, irrésistibles.
Que cette protestation brûle comme un flambeau,
ramenez le peuple au cœur du peuple.
Posons une question non seulement aux portes du pouvoir,
mais aussi devant notre propre conscience :
Si la justice est lumière,
alors combien de temps encore les ténèbres peuvent-elles être appelées une cité ?
Écrit à 1h 10
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