Apocalypse d'une crise

0 35 11 Mai 26 Introduction

Dans ce texte, les doigts devenus messagers d’un monde numérique révèlent une profonde crise intérieure où, malgré la multitude de contacts et de messages, l’être humain demeure seul, en quête de chaleur, de sens et de vérité.

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Photographie Dieudonné Sumbu.

la maison de mes cinq doigts

une assemblée des vents

écoulés

perdus

enfouis dans des soirs

ensoleillés

et peut-être noircis

par ces frénésies au cœur 


des vents écoulés

se vident sidérés

de toutes les bribes

de moi petit môme

emballé parmi mes miens

autour d'un feu

qui depuis s'est consumé

dans l'éternel 


l'assemblée de mes doigts

toise mon monde ivre des gens de tous les mondes

monde coulé dans ces petits signaux

émis par un autre monde

irrité à son cancer heureux

entre des visages voilés

et la solitude des signes

une valse des rires

des hypocrisies habillées en Rumba déconcertée

en union de nom

de poursuite du vent

et moi seul 


seul et sans rien sans rien ni personne

rassemblé autour du vide qui entoure

une mare d'humain

cherchant dans la nuit noire

mon nom mon attention

sans rien rien en retour

comme on tâte la braise

pour retrouver du feu

sacré brûlant consumant 


seul entouré des milliers messages en sourdine

kilos d'espoir inassouvis

rendus en égoïsme illicite

des cris inattendus

inentendus

me chevauchent

me tapent

me flattent

dans la nuit noire

comme on flatte

le feu de l'enfer 


la maison de mes cinq doigts

chantant des alléluia des hosanna

quand il hypocrise en eux

en moi apocalypse d'une crise

et enfer de feu

d'eau

de vent

du vent du vent à mes doigts

hypocrites 


des nuages lèchent les yeux

jusqu'à voir ces visages

cheveux hirsutes

ébouriffés

assis entre la caméra

et le bout du fil

où du soleil paralysé

édulcoré trépassé l'autre soleil —


encore du vent dans ces messages

arrêtés net par la demi-lune

qui chante

danse

quand au fond du piano de mes doigts

la musique du silence

résonne jusque dans la langue des ténèbres

un pouce bleu a sauté

de mon doigt dépareillé

et pensant aux mille

je suis demeuré seul

perdu entre deux soleils

et une demi-lune

d'une nuit noire 

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Kalombo I I

Écrivain, chroniqueur littéraire et blogueur.

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