Voix d'auteur : « L’art ou la vie ? La vie. L’art existe avec la vie, l’inverse est difficile à concevoir », Benita Belau.
Contre le rêve, on s’assoit souvent sans le savoir ; mais c’est dans l’adrénaline des mots qu’on devine enfin qui l’on est.
Voix d’auteur aujourd’hui est un jeu du tac au tac (ou du tic au tac, c’est selon !), inspiré du Questionnaire de Proust, révisité et popularisé par Bernard Pivot, saucé à de la spontaneité comme j’aime, à mon désir de vouloir faire dire et au pépé soupe.
Benita Belau, passionnée des beaux-arts et lectrice attentive, s’est prêtée au jeu pour réveler son portrait. Tout est chronométré, euh oui ! Puisque je vous dis que c’est du tac au tac, plutôt du tic au tac, enfin les deux !
De la main gauche, je tiens le chrono ; de la droite, moite et tremblante, je tends mon enregistreur, on est assis contre le rêve. Voix d’auteur feat le questionnaire de Proust : Benita Belau.
Voix d’auteur : Quel est ton premier souvenir de l’art ?
Benita Belau : Dans les dessins animés. Le fait que cela relève de l’imaginaire me fascinait. Plus tard, j’ai découvert un dessin animé qui portait sur des tableaux de célèbres peintres comme Picasso, Van Gogh et De Vinci, et dont l’intrigue portait sur l’authenticité et l’interprétation de leurs œuvres. Je crois que c’était là que ma passion pour l’art s’est éveillée. Sans compter le petit don de dessin que j’ai hérité de mon père.
Ton mot préféré ?
Respect. J’aime ce qu’il représente.
Le mot que tu détestes ?
Je le cherche encore. (Rires)
Ta drogue favorite ?
L’adrénaline
Ta vertu préférée ?
La patience.
Ton occupation préférée ?
Contempler.
Ton rêve de bonheur ?
Continuer de rêver, de nourrir des désirs pour le lendemain.
Quand est-ce que c’est réussi ?
Quand on est satisfait de ce qu’on a accompli et peut-être aussi de la vie qu’on mène.
A part toi-même qui voudrais-tu être ?
Quelqu’un d’un peu mieux que moi.
Le pays où tu aimerais vivre ?
J’y suis.
Si tu étais une émotion, tu serais quoi ?
C'est difficile à dire. Dans un monde où la vie est un bal masqué, ça ne me tente pas beaucoup de devenir un masque.
Qu’est-ce que tu attends d’un livre ?
Qu’il soit drôle, même lorsqu’on y peindrait la misère du monde.
Le livre que tu ne cesses de relire ?
C'est certainement la bible.
Si ta vie était un roman, quel en serait le titre ?
Le monologue du divin. (Rires)
La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel tu aimerais être réincarnée ?
Le baobab. Centenaire et si grand qu’on peut y faire un logement.
L’art ou la vie ?
La vie. L’art existe avec la vie. L’inverse est difficile à concevoir.
Ton juron, gros mot ou blasphème favori ?
Tu es fou ou tu es malade, si ça compte comme un juron. (Rires)
Le bruit que tu préféres ?
Un rire d’enfant.
Le bruit ou le son que tu détestes ?
Des élastiques mâchés.
Quelle est la couleur du souvenir ?
Jaune orangé.
Le don de la nature que tu voudrais avoir ?
Faire pousser des plantes.
Comment tu aimerais mourir ?
Dans mon sommeil, hors de chez-moi.
L’état présent de ton esprit ?
Fleur bleue.
Quel livre emporté sur une île déserte ?
Le livre de ma vie.
Et la littérature dans tout ça ?
C'est un instrument à travers lequel on découvre les mondes des autres. Une sorte de fenêtre de l’âme, sûrement. (Rires)
ZOOM.
Le questionnaire de Proust est au départ un jeu populaire à la fin de l’époque victorienne, conçu pour révéler des aspects clés du caractère d’une personne. L’auteur Marcel Proust, encore adolescent, répond à une suite de questions semblables avec un tel enthousiasme que, lors de la découverte en 1924 de ses réponses originales, son nom devient associé de façon permanente à ce type d’entrevue informelle. Bernard Pivot, l’animateur français l’a révisité dans ses émissions cultes Bouillon de culture, Apostrophes et Ouvrez les guillemets.
Bkabel/30 Juillet 2025/Entretien, livres, littérature, théâtre.
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