Ils nous ont offert des pas de danse pour masquer nos chaînes, mais la vraie indépendance commence quand la plume refuse de se taire. Tant que la plume hurlera plus fort que les discours officiels, l’indépendance restera une illusion.
Le Congo danse au rythme des illusions, pendant que sa vérité, pieds nus, cherche encore la sortie.
Le 30 juin ne doit pas être seulement une date d’histoire, mais un appel à la conscience : car l’indépendance sans justice, la richesse sans paix, et la liberté sans dignité ne sont que des illusions maquillées en victoire.
L’indépendance sans justice n’est qu’un drapeau flottant sur des chaînes invisibles.
À toi Lumumba : cent ans d’absence, cent ans de présence ! Ton corps fut dispersé, mais ta lumière éclaire encore toute l’Afrique.
L’indépendance sans paix n’est qu’un mot vide ; tant que l’Est saigne, la RDCongo n’est pas libre. Pour honorer Lumumba et M'zée, il faut lutter, non pas pour survivre, mais pour vivre debout, uni, sans peur ni tribalisme.
Les jours passent comme des secondes, mais ta mémoire reste éternelle, Lenfant noir ; tu vis en nous, et ton silence parle comme spectacle Slam.
Messe de funérailles de Simplice Kongol Ngoy, assassiné le 17/05/2025 (Première lecture 1 Co5,1.6-10 et Évangile Jn 12, 23-28)
Autant de fois j’ai voulu l’oublier, autant de fois mon cœur l’a rappelée, car même dans l’oubli, l’amour vrai résiste.
Nous ne voulons pas que les jeunes deviennent seulement écrivains, mais qu’ils deviennent d’abord lecteurs, car un lecteur, c’est déjà un esprit en éveil.
Nous ne sommes pas innocents, seulement invisibles ; condamnés sans date, graciés sans preuve. La mort ne nous guette pas, elle nous habite.