Un art en marche, brut, inachevé, vivant comme les galeries qu’il traverse.
À défaut d’un éditeur exigeant, que le lecteur soit rigoureux ; à défaut d’un poète flamboyant, que survive la flamme du doute.
Mudimbe n’a pas cherché la gloire : il l’a réduite en cendres pour éclairer les gouffres de la pensée noire, là où la parole renaît, indocile, dans la bouche des orphelins du Verbe
Là où les voix s’élèvent sans scène, le théâtre devient acte de vie à Lubumbashi.
Les Langues se délient, rideau sur une parole libérée
Venez nombreux à cette clôture de Les Langues se délient...
Délions Les Langues !
Karibu kwa wote
La tristesse est une amante fidèle : elle revient toujours quand les autres s'en vont.
Les mots de Divine Mande ne se contentent pas de vibrer : ils bousculent, libèrent, et dressent sur scène l’insolence vitale d’une parole féminine affranchie.
Dans Les Langues se délient, le théâtre ne se joue pas seulement sur scène, il hurle les silences du peuple, répare les mémoires, et libère les langues trop longtemps muselées.
Certains cœurs flambent au contact du désir, d’autres, liés par la sagesse, échappent aux pièges du feu.