Ces instants du quotidien sont devenus des titres de nouvelles. 7/10 des auteurs, membres du collectif Kiosque Littéraire, portent haut l’histoire du quartier. Bref, mes félicitations aux auteurs de cette édition !
La scène est ce miroir où l’écrivain entend battre le cœur de ses mots : ce qui dort dans l’ombre de sa chambre s’éveille sous la lumière du public.
Chaque quartier porte en lui une bibliothèque invisible ; l’écrivain n’a qu’à ouvrir les portes de la mémoire pour en révéler les histoires.
Le cœur s’attache, se brise et se perd, mais le sang, lui, demeure : il traverse les corps, les temps et les frontières, pour rappeler que nous ne possédons rien, sinon la trace de ce que nous engendrons.
L’amour qui s’éteint ne disparaît jamais vraiment ; il laisse dans nos pas l’ombre d’une lumière perdue.
Quand tout est paradoxe là-haut : ils imposent des règles qu'ils ne sont eux-mêmes prêts pour en être des exemples.
Dans le Bloc Oratoire, les mots deviennent scalpels, la scène une salle d’opération et la terre, notre patiente commune, reçoit son ordonnance poétique.
Écrire, c’est vivre… mais lire ensemble, c’est donner un souffle éternel à la parole.
Le roman n’explique rien, il expose une vérité. Là où le récit veut convaincre, le roman veut seulement exister. C’est ce refus du but, ce luxe de gratuité, qui fait de lui non pas un discours mais une parole vivante.
Il y a des silences qui crient plus fort que les mots, et des cœurs qui espèrent qu’un jour quelqu’un saura les entendre.
Un peuple qui renonce à lutter enterre son avenir avant même d’avoir écrit son histoire.